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Clément, parti au Québec en 2010-2011

AquiMob : Où es-tu parti et combien de temps ?
- Clément : A Montréal, Québec, Canada, durant 4 mois.

A : Pourquoi ce pays ?
- C : Depuis longtemps passionné par la culture nord américaine et ses modes d’enseignement, AquiMob a été l’opportunité pour moi de partir au Canada.

A : Dans quel cadre es-tu parti en mobilité ?
- C : Au 3éme semestre de master CCA (Comptabilité Contrôle Audit) à l’IAE de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour .

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UQAM
UQAM - Université du Québec à Montréal, campus de Montréal

A : Comment cette mobilité s’est-elle placée dans ton cursus ?
- C : En début de deuxième année de master CCA, après un DEUG de Mathématiques appliquées et un DCG ( Diplôme de Comptabilité et Gestion) sur Bordeaux.

A : As-tu obtenu des aides financières à la mobilité (lesquelles) via AquiMob ? En quoi cela t’a-t-il aidé le plus ?
- C : J’ai obtenu une aide régionale Aquitaine Cap Mobilité de 400€ par mois, ce qui m’a permis de subvenir en partie non négligeable aux dépenses courantes (le dollar canadien plus faible étant une chance) – loyer, nourriture, matériel scolaire...

A : Comment s’est passée ton intégration là-bas ?
- C : Intégration très aisée, notamment grâce à la communauté internationale – à l’auberge de jeunesse tout d’abord, puis à l’université – qui m’a permis de trouver un logement et de m’aider durant les étapes bureaucratiques. Par la suite, les cours étant en majeure partie organisés en travaux de groupe, les camarades de classe québécois furent plus qu’amicaux.

A : Comment s’est déroulée ta mobilité (déroulement du stage / choix des matières d’enseignement, modalités des cours sur place, vie étudiante…) ?
- C : Cette mobilité était, dès le début, l’occasion de sortir des sentiers tracés par l’université française, donc de choisir des matières que je n’avais pas eu la chance d’étudier : la gestion stratégique des ressources humaines, la comptabilité et finance durables, le contrôle de gestion stratégique. Une matière d’anglais (compréhension orale) afin de bénéficier, encore une fois, d’un enseignement original.

A : Qu’est-ce qui t’as le plus marqué ?
- C : L’automne, au milieu du parc du Mont Tremblant. D’un point de vue plus professionnel, l’engagement du corps estudiantin dans la prise de participation durant les cours. Il existait une réelle volonté de la part de la classe de pour faire vivre les cours – la motivation n’engageait pourtant nullement la compétition, mais une émulation stimulante.

A : As-tu validé ton semestre ?
- C : Aisément.

A : Quels conseils donnerais-tu à des étudiants qui souhaitent partir ou qui hésitent à le faire ?
- C : A ceux qui souhaitent partir, de le faire le plus tôt possible afin de pouvoir bénéficier de cette chance plusieurs fois durant leur scolarité. À ceux qui hésitent ? Qu’ils ne devraient pas.

A : Où en es-tu aujourd’hui ? (études, emploi, autres)
- C : Suite à ce semestre, j’avais le projet de commencer un doctorat en contrôle de gestion. Le doctorat étant repoussé, j’ai commencé à travailler à Paris en tant que contrôleur de gestion RH sur 5 hôpitaux de l’APHP. Aujourd’hui, je passe le DSCG (Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) afin de compléter ma formation initiale en comptabilité mais me destine à une continuation professionnelle plus que dans un retour en parcours universitaire.

A : Dirais-tu que cette expérience a été enrichissante au niveau personnel ? Pourquoi ?
- C : Les avantages au niveau personnel d’une telle expérience sont innombrables : création d’un réseau d’amis nouveau, connaissance d’une culture différente, « aura » indéniable de "l’Érasmus", apprentissage de l’évolution en milieu totalement inconnu, indépendance vis-a-vis des mécanismes routiniers... Tout cela participe grandement à la réussite de la mobilité.

A : Cette mobilité a-t-elle eu un impact sur tes projets professionnels / ton entrée dans la vie active ?
- C : Comme indiqué plus haut mes projets professionnels ont été modifiés par des aléas indépendant de ma volonté (un poste intéressant et responsabilisant notamment). Cependant, durant la recherche d’un emploi, il est évident qu’être parti un semestre fut un avantage. Cela permet de nouer un contact avec le recruteur (interrogations, volonté de partager l’expérience qu’ils ont eux même vécus...), et de valoriser des compétences complémentaires : en plus d’un master CCA, j’ai acquis des connaissances en RH par exemple (impossible en France, de cumuler un cursus polycompétent en sciences comptables avec un apprentissage de la GRH approfondi).
- C : De plus, un candidat parti faire une partie de ses études à l’étranger sous tend des qualités professionnelles recherchées : aptitude à se prendre en charge, prendre des initiatives, capacité à travailler de soi même, etc. (Je ne dis pas que tous les étudiants partis en mobilité montrent ces qualités, mais il s’avère que c’est un lien qui se fait pour le recruteur)

A : Y a-t-il d’autres informations que tu souhaites partager :
- C : J’ai eu l’opportunité :
- De voir les magnifiques paysages du Quebec
- De rencontrer nombre d’habitants québécois et de tisser un réseau de connaissance
- De gouter la poutine, le polo (saucisse enrobée d’une sorte de pain), le gouda-plastique et la rire sur neige (du sirop d’érable sur de la neige monté en sucette)
- De visiter le Moma à NYC, les chutes à Niagara Falls, la CN Tower à Toronto, le Maine et le Vermont...


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